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Un contexte en profonde mutation

Situé dans le contexte règlementaire de la loi de 1992 et du Code du tourisme, l’Office de tourisme doit aujourd’hui s’adapter au développement d’Internet et de l’ensemble des technologies mobiles, à la baisse des financements publics et à l’évolution des pratiques des touristes. Ces modifications rapides, radicales et profondes sont-elles de nature à remettre en cause jusqu’à leur existence ?

Office de tourisme de Roubaix

Office de tourisme de Roubaix (UDOTSI)

Le contexte règlementaire de l’Office de tourisme

Les missions de base d’un Office de tourisme sont l’accueil, l’information, la promotion et la coordination des acteurs locaux du tourisme. D’autres missions, optionnelles, sont également possibles comme la commercialisation de produits ou services divers. L’arrivée du nouveau classement repositionne les Offices en 3 catégories.

Le développement d’Internet

Internet se généralise à toutes les tranches d’âge de la population et le tourisme en est le secteur leader. L’utilisation d’Internet permet notamment :

  • Le recueil d’informations touristiques (facilement, rapidement, dans sa langue) ;
  • La recherche du meilleur rapport qualité/prix (c’est la première motivation de l’internaute) et de bonnes affaires ;
  • Le partage et l’échange d’informations avec d’autres internautes par l’intermédiaire du Web 2.0, des réseaux sociaux, forums, blogs ou sites spécialisés. Le touriste bénéficie ainsi d’une information relativement qualifiée sur un grand nombre de prestataires touristiques.

Le développement des technologies mobiles

Il rend aujourd’hui l’acquisition de cette information possible partout et à tout moment. Quatre éléments clefs caractérisent cette évolution :

  • Le développement exponentiel des smart-phones et des tablettes, c’est-à-dire l’accès à Internet partout. Il conditionne l’expansion du m-tourisme (ou tourisme mobile) ;
  • Le développement progressif de la couverture des réseaux à haut débit (3G, 4G) permettant un transfert plus rapide de fichiers de taille importante (média, audio) ;
  • La géolocalisation grâce à des systèmes satellites GPS intégrés dans les smart-phones ou les tablettes ;
  • Le développement de nouvelles technologies interactives rendant l’environnement « plus intelligent » et réactif, comme les QR codes, la technologie NFC, le Cloud ou la réalité augmentée.

La baisse probable des ressources…

Les difficultés économiques et la réduction de la dette publique entraineront une limitation des financements publics. Or, les Offices de tourisme en dépendent à hauteur de 50% environ. Les responsables publics, mais aussi les opérateurs privés (cotisations), seront-ils toujours prêts dans l’avenir à financer les Offices de tourisme si l’information peut être donnée autrement et à moindre coût ?

Quelle fréquentation pour demain ?

En terme de fréquentation des Offices de tourisme, l’ensemble des fédérations régionales et nationale s’accordent pour une tendance générale à la baisse, mais avec un maintien global pour les Offices actuellement 3 et 4*. Normal mais inquiétant : les jeunes générations sont les moins enclines à aller vers l’Office de tourisme pour trouver de l’information. Par ailleurs, les touristes ont tendance à moins utiliser le téléphone (net recul) au profit d’Internet (forte augmentation des visites des sites Web des Offices).

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